Introduction
Chaque année, le Congrès du travail du Canada publie un bulletin qui indique si notre économie est avantageuse pour les travailleurs et travailleuses. Nos vingt indicateurs sont basés sur les données des Enquêtes sur la population active de Statistique Canada (en règle générale, en comparant les six premiers mois de l’année en cours à ceux de l’année précédente) et sur un important sondage d’opinion publique réalisé par Ekos.
Principales conclusions de 2006
Bien que les travailleurs et les travailleuses aient eu un meilleur accès à des emplois en 2006, les emplois qu’ils ont été capables de trouver étaient moins à leur avantage que par le passé. Voilà la principale conclusion de 2006.
La bonne nouvelle pour les travailleuses et travailleurs canadiens au cours du premier semestre de 2006 a été une amélioration de l’accès à l’emploi par rapport à la même période en 2005. Au même moment, une baisse appréciable de la peur de perdre son emploi a été enregistrée. Les salaires réels ont également affiché une très modeste croissance tout comme la perception qu’ont les travailleuses et travailleurs de leur sécurité du revenu. Toutefois, les moyennes nationales révèlent des disparités régionales de taille et qui vont en s’accentuant.
La mauvaise nouvelle pour les travailleuses et travailleurs de ce pays est que, malgré une amélioration des perspectives d’emploi, il n’y a pas eu de diminution du nombre de travailleurs et travailleuses occupant des emplois précaires et la proportion de travailleurs et travailleuses adultes à très bas salaires a augmenté. L’écart entre les 10 % de la population active ayant les revenus les plus élevés et les 10 % de la population active ayant les revenus les plus faibles s’est encore creusé.
Par rapport à 2000, il n’y a eu aucune amélioration en ce qui a trait à la proportion de travailleurs et travailleuses adultes qui ont des salaires de misère (qui est stable à environ un sur dix) et la proportion de travailleurs et travailleuses adultes occupant des emplois précaires a augmenté pour atteindre plus d’un sur quatre. Un pays si riche et si prospère en possibilités devrait pouvoir faire mieux pour ses citoyens et citoyennes qui travaillent. |