REVENU ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE
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Revenu et sécurité financière

Accès à l’emploi

Qualité de l’emploi

Egalité et équité

Conclusion

La croissance de l’emploi ne s’est pas traduite par des revenus plus élevés pour la plupart des travailleurs et travailleuses. Alors que les véritables salaires horaires moyens (qui tiennent compte de l’inflation) ont augmenté de 1,2 % par rapport à l’année précédente pendant la première moitié de 2006, leur hausse n’a pas suivi le rythme des augmentations de productivité (rendement par heure) ni la croissance des profits des entreprises. Ces deux mesures continuent de constituer une part record du revenu national.

De plus, il est important de souligner que la croissance du salaire horaire moyen au niveau national a été en grande partie soutenue par les salaires qui grimpent rapidement en Alberta. Entre temps, la plupart des travailleuses et travailleurs syndiqués ont obtenu des règlements qui ne dépassent que légèrement le taux d’inflation.

Fait dérangeant, la proportion de travailleurs et travailleuses adultes (plus de 25 ans) ayant des salaires de misère a augmenté en 2006. Il s’agit de la proportion de travailleurs et travailleuses qui même en travaillant à plein temps toute l’année n’arriveraient pas à obtenir un salaire supérieur au seuil de faible revenu de Statistique Canada. (Aujourd’hui un travailleur ou une travailleuse doit travailler pendant 2 000 heures à 10,09 $ par heure pour atteindre le seuil de pauvreté.)

Les récentes demandes d’une hausse du salaire minimum et d’un plus grand accès à la négociation collective sont le résultat direct du fait que le faible taux de chômage global n’a pas réussi à faire augmenter les salaires pour ceux et celles qui sont au bas de l’échelle. Entre temps, les inégalités salariales – l’écart entre les riches et les travailleurs et travailleuses à faibles salaires – se sont creusées, les 10 % ayant la rémunération la plus élevée voyant augmenter leur rémunération beaucoup plus que les 10 % ayant la rémunération la plus faible.

D’après les résultats du sondage d’opinion publique mené par Ekos, 17 % des Canadiens et Canadiennes affirment ne pas avoir un niveau de revenu suffisant pour répondre à leurs besoins fondamentaux. Par ailleurs, la proportion des Canadiens et Canadiennes ayant suffisamment d’économies pour tenir plus de trois mois a légèrement augmenté pour se chiffrer à 72 %.

Il y a en outre lieu de signaler que la proportion des travailleurs et travailleuses bénéficiant de prestations d’assurance-emploi n’a pas changé depuis l’année dernière, demeurant à moins de la moitié du niveau enregistré au début des années 1990.